SOUS YUHI III MAZIMPAKA.  

  1. Indara = les Guerroyeurs non-rentrés.
  1. L’Armée-Sociale Indara fut créée sous YUHI III MAZIMPAKA, qui en confia le commandement à son fils, le prince MUKUNGU. Ce dernier aurait d’abord demandé à son père de lui donner en fief un groupe de guerriers privés, qui s’étaient rendus fameux à la frontière du Burundi, en la région appelée Burwi (dans le Buhanga-Ndara, Préfecture d’Astrida). Ce groupe était formé de gens descendants de guerriers du Bunyoro, lesquels étaient restés dans le pays après les invasions dont le Rwanda fut l’objet, sous KIGELI IMUKOBANYA et son fils MIBAMBWE I MUTABAZI. Ils s’étaient initialement groupés afin de se défendre contre les autochtones, puis leurs descendants avaient continué de constituer un groupe compact, autour de la localité appelée Mukindo près Makwaza, dans le Burwi, principauté indépendante à l’époque des invasions. Comme leurs ancêtres s’étaient détachés des Armées dont ils faisaient partie, et qu’ils s’étaient finalement perdus dans le pays, cette circonstance aurait permis au prince de demander à son père : « Veuillez me donner en fiefs les retardataires qui ont passé la nuit chez nous», en notre langue Indara = litt. les campeurs, ceux qui ont passé la nuit, faute de temps pour rentrer chez eux. Le monarque accorda à son fils le fief désiré et il l’amplifia de manière à en faire une Milice d’importance. Elle porta le nom même Indara, par lequel MUKUNGU avait qualifié le noyau initial de son Armée.

 

  1. MUKUNGU légua sa dignité à son fils RWASAMANZI, (ancêtre éponyme des Abasamanzi). Lorsque CYILIMA II décida d’installer les Camps des Marches face au Burundi (cfr.n°, 72, 108), il donna à RWASAMANZI l’ordre d’occuper la zone Est-Sud-Est de l’actuelle Préfecture d’Astrida, où il disposait déjà  d’effectifs appréciables. Le camp des Marches fut établi à Kirarambogo. (Notons qu’à cette époque l’Armée Imvejuru n’était pas encore installée dans le Sud ; son territoire se partageait entre Indaraet les Nyakare.) RWASAMMANZI légua son commandement à son fils LINGUYENEZA, auquel succéda son fils RUKUNGIRA. Ce dernier, sous YUHI IV GAHINDIRO fut tué au Burundi lors du désastre de ku Muharuro. Son fils KARARA lui succéda mourut sous KIGELI IV RWABUGILI, tandis que le monarque se trouvait en expédition à l’Ouest du lac Kivu. RWABUTSINGA, fils et successeur de KARARA, s’occupa des cérémonies du deuil et des partages testamentaires, et oublia de faire annoncer au Roi le décès survenu. KIGELI IV l’apprit de par ailleurs et, revenant de l’expédition, il envoya le nommé BAPFUMU pour appeler RWABUTSINGA à la Cour, afin qu’il donnât l’explication de son comportement. En ce moment le dignitaire désigné, craignant pour sa vie s’il répondait à l’appel, passa la frontière  avec tous ses frères et ils se réfugièrent au Burundi.

 

  1. Le commandement des Indara fut alors donné à RUHINGIKA, fils de KANYANKORE, de la Famille des Ibikore, grand chantre de la Cour. Quelques années plus tard, le dignitaire fut atteint d’une « infirmité » qui l’éloignait de la haute société : il avait du ténia réfractaire aux médicaments connus, et le fait créait constamment des situations gênantes. Il démissionna et se retira de la vie publique. Le monarque lui donna comme successeur le nommé BIZIGAMPUNZI fils de MARARA, de la Famille des Abanana. Ennemi de son frère NYILIMIGABO, alors grand favori, le nouveau fonctionnaire ne tarda pas à tomber en dis-grâce et, désespéré, il se suicida. KIGELI IV lui donna un successeur en la personne de MBANZABUGABO, fils de RWAMIHETO plus connu sous le surnom de BIKOTWA. C’était un Muhutu duBugarura (Préfecture de Ruhengeri), dont le monarque avait apprécié les exploits sur les champs de bataille.

 

146.Il avait initialement fait sa connaissance en des circonstances peu glorieuses : MBANZABUGABO avait été pris en flagrant délit de vol de vaches et il fut amené à la Cour où il fut préalablement soumis à la torture. Pendant qu’on le torturait on entendit appeler au secours un léopard furieux qui  avait fait échec à une troupe de gens armés. Le prisonnier déclara : « Si je n’étais pas à la torture, ce léopard aurait été déjà tué d’un coup unique de ma javeline ». Le Roi fit arrêter les tortures et lui donna une javeline, en lui disant : « Vas-y et si tu abats le félin, tu es libre. BIKOTWA partit en coup de vent et se dirigea hardiment sur le buisson où le léopard s’était retranché. Il le tua de fait d’un seul coup de sa javeline et le monarque qui avait suivi pour observer son homme, l’embrassa et le récompensa magnifiquement. Il le nomma parmi sa domesticité et eut à plusieurs reprises l’occasion de connaître sa hardiesse. Maintenant il le nommait Chef d’une Milice de grande importance. Lors du coup d’état de RUCUNSHU cependant, il se compromit et ses ennemis ne le lâchèrent plus. En effet, quoique partisan de YUHI V MUSINGA, il eut l’imprudence d’insulter la dépouille mortelle du prince MUHIGIRWA et la Cour qu’il défendait cependant n’apprécia pas ce geste. Il sera destitué en 1900 et il sera condamné à mort, il fut tué à Mutarama, dans le Buhanga (cfr. N°89).

 

147.Il eut pour successeur le deuxième RWASAMANZI de la Milice, mais fils de NTIZIMIRA cette fois-ci, de la Famille des Abahenda. Le nouveau dignitaire, sous MUTARA III RUDAHIGWA, pour raison d’âge, céda sa fonction  à son neveu BUCYANAYANDI, fils de RWIDEGEMBYA (fils, celui-ci, de NTIZIMIRA). Lorsque BUCYANAYANDI fut transféré au Gishali, (Congo) pour y régir la nouvelle Chefferie de l’émigration rwandaise dirigée, MUTARA III nomma à sa place GASHUGI, fils  de MUYOGORO , de la Famille des Abashambo. Notons qu’à partir de ce dernier fonctionnaire, écarté à l’occasion des troubles de novembre 1959, le territoire des Indara était devenu Chefferie du Buhanga-Ndara, reprenant l’union des deux provinces ayant eu lieu antérieurement sous le commandement de MBANZABUGABO, dit BIKOTWA.

Prestations : Aucune, parce que la Milice était affectée au service guerrier permanent. Mais en raison d’un fief annexe, des peaux de situtunga (antilope des marais).

Armée-Bovine correspondante : Amarebe (cfr. H.A.B. no 48, 33).  

  1. Abashahuzi =Les Retrancheurs de trophées.

148.L’Armée-Sociale Abashahuzi fut créée sous YUHI III MAZIMPAKA. Son nom est un substantif dérivé du verbe gushahura =couper le membre viril à un ennemi tué sur le champ de bataille. Le membre retranché était, après la bataille, la preuve indiscutable de la victoire remportée. Au vu de cotte preuve, le fief de l’Armée permettait au guerrier de recourber le fer supérieur de sa javeline, signe auquel, durant le défilé de la victoire  à la Cour, on peut reconnaître ceux qui ont abattu des ennemis. Nous avons signalé plus haut (n° 33) qu’un tabou très grave interdisait pareille mutilation sur un Rwandais.

 

  1. YUHI III en confia le commandement à son fils NYARWAYA-KARURETWA; ce deuxième nom, qui était sa devise-guerrière, fut accolé dans la suite au premier, pour le distinguer de ses deux homonymes (n°77). Il légua ce commandement à son fils VUNINGOMA, auquel succéda REMERA. Ce dernier, pour avoir joué un rôle dans les événements ayant abouti à l’assassinat de la Reine Mère, fut destitué par KIGELI IV et même livré au bourreau. Son successeur fut alors MPORE, fils de SEMANDWA, du Clan des Abacyaba. Il fut destitué lors de l’Affaire de ku Mira, et le commandement fut donné à SHABIKORE, fils de SEBITOBYI, de la Famille des Abanana. Il légua sa dignité à son fils ZIRAHIGA Celui qui devait être probablement le successeur de ce dernier, son fils GATEYIHENE  mourit  sous  SOUS MUTARA III RUDAHIGWA. Mais à l’époque la Milice n’avait plus grande signification, à la suite des modifications poIitico-sociales du pays.

Prestations : 60 cruches d’hydromel et 40 de cidre de banane, trois fois l’an.

Armée-Bovine correspondante :

1) Jusqu’au Chef REMERA Imitagoma (cfr. H.A…B. n° 32) parce que la Milice fut initialement une section de Bahutu parallèle à l’Armée-Sociale Ababanda, 

2) A partir de MPORE : aucune.

 

  1. Inkuba = Les Foudres

 

  1. L’Armée-Sociale Inkuba fut créée sous YUHI IIII; elle fut alors sous les ordres de son fils, le prince MUREGANSHURO; quilégua cette fonction à son fils NYAMUHENDA. Ce dernier la légua à son fils MUDAHEMBYA, mort de la petite-vérole aux environs de 1892. Le commandement passa alors à MANYWA, fils de GASISI. Après MANYWA(nous ignorons si ce fut lui ou son successeur immédiat qui aurait été destitué), le fief fut donné à KABARE, fils de RWAKAGARA. Les effectifs de la Milice étaient principalement concentrés dans le Rukoma, et plus spécialement aux localités appelées mu-Kabare et Kinyambi. L’Armée ayant été affectée à la résidence-mémorial de KAmonyi, le Chef KABARE nomma son représentant en la personne de BINEGO, fils de MPAMIJE. Lorsque GAKWAVU, fils de SHYIRAMBERE, fut nommé Chef Administratif de Kamonyi, il s’appropria le commandement aussi bien terrien (qui était de son ressort) que guerrier, exactement comme il en fut de l’Armée Inyanga-kurushwa. Ses initiatives étaient favorisées par le fait de la décadence de pareilles institutions, et par la présence des Autorités européennes, qui ne traitaient qu’avec le Chef Administratif, sans rien comprendre aux complications de l’ancien système.

Prestations : Un nombre indéterminé de taurillons destinés aux consultations divinatoires de la Cour ; à partir de MUTARA II: entretien de la résidence de Kamonyi. Armée-Bovine correspondante : Indoha (HA B. N° 188-187; p. 104), mais à partir de MUTARA II seulement ; avant ce règne, aucune n’est signalée dans les traditions.

 

  1. Abankungu = Les sans-cornes.

 

  1. L’Armée-Sociale Abankungu remonte au règne de YUHI II. La forme du mot a été composée d’une manière irrégulière, afin d’éviter des nuances péjoratives. Sans cette préoccupation évidente, qui se retrouve également dans la tonalité imposée à cet effet au terme, le n aurait dû tomber, car c’est un classificatif faisant double emploi avec le ba qui précède. Cette Milice était commandée par le prince MUREGANSHURO (n° 150) Il la légua à son à son fils BUMBOGO, dont l’héritier fut MPAMA, qui vivait sous MUTARA II RWOGERA. MPAMA légua sa fonction à son fils SEMIHAKE. Celui-ci fut destitué sous KIGELI IV RWABUGILI pour manque de vigilance : la Cour lui avait confié le prince MASHAZA, fils de YUHI IV, afin de le conduire en exil dans la région de Masisi. Le prince trompa la vigilance de son gardien, et se suicida, en cours de route, en se jetant dans la Nyabarongo, au gué dit Karorero, entre le Ndiza et le Kibali.

 

  1. Le commandement de la Milice fut confié à RUTEZI fils de MITALI, du Clan des Abakono, frère de la Reine Mère. Il légua sa dignité à son fils RUBABAZA, qui commandait déjà du vivant de son père, lorsque leur Famille tomba en disgrâce pour avoir pris part aux intrigues ayant entraîné la mort de la Reine-Mère. La fonction passa alors au Chef KABARE, fils de RWAKAGARA. Comme la Cour avait attaché cette Milice à la résidence–Mémorial de Kamonyi, le Chef Administratif de la zone, GAKWAVU, fils de SHYIRAMBERE s’appropria cette Milice à la mème époque que la précédente.

Prestations : A la récolte du sorgho, un grenier plein de cette gramiinée, une fois l’an ; construction d’une case spéciale à Kamonyi.

Armée-Bovine correspondante :

1) Avant Mutara II Rwogera, les traditions n’en signalent aucune ;

2)A partir de ce règne : Indoha, conjointement avec la Milice précédente.

 

  1. Abatabaga = les Non-écorcheurs.

 

  1. Cette Milice fut en principe créée sous YUHI IIII, puisqu’elle était une section des Bahutu de l’Armée Indara (no 143), Comme cette section était groupée dans le Rukoma, MUTARA II l’attacha à la résidence-mémorial de Kamonyi, en les rendant indépendants des 1ndara. Elle fut placée sous les ordres directs du Chef Administratif en fonction. La signification de leur nom Abatabaga a été traduit d’une manière très approximative ; il signifie plus exactement ceci : Ceux qui ne doivent pas écorcher tellement ils sont prompts à découper chaire etPeau en une pièce.

Prestations : un grenier de sorgho à la récolte, et entretien de Kamonyi.

Armée-Bovine correspondante: Avant MUTARA II, Amarebe (des Indara) ; à partir de ce règne : aucune.

 

  1. Ababanda = les Grimpeurs.

 

154. L’Armée-Sociale Ababanda fut créée sous YUHI III, par son fils le prince NYARWAYA-KARURETWA, l’ancêtre éponynme des Abaya. Le nom de la milice est un substantif dérivé du verbe kubanda = monter, passer par-dessus quelque chose. Il relève la vieille langue et il comporte quelques nuances avec l’idée de ajouter au-dessus de. Le prince légua sa fonction à son fils NVUNINGOMA. Ce fut sous ce dernier dignitaire que CYILIMA II assigna à la milice la zone du Buhanga (Préfecture actuelle d’Astrida) en vue de défendre cette portion de la frontière contre les Armées du Burundi, que MUTAGA III SEBITUNGWA lançait ou projetait de lancer contre le Rwanda. Les Ababanda fixèrent le camp des Marches dans la localité appelée Gakoma, surplombant le marais de la Kanyaru, rivière frontière.

 

  1. VUNINGOMA vivait certainement sous YUHI IV GAHINDIRO. Sous ce règne, la Compagnie appelée Abakotanyi = les Lutteurs acharnés, sous le commandement de SEMUJYENDE, fils du même Chef, fut envoyée à Rwata près Gahabo, afin de s’opposer au prince SEMUGAZA, auquel on prêtait avec raison les intentions de passer la frontière en force et d’aller vivre à l’étranger en amenant ses biens sous la protection puissante de sa valeureuse Armée. Les Abakotanyi portaient tous des boucliers et comptaient parmi les meilleurs combattants de leur époque. Ils furent cependant anéantis par les Urakatsa -= le Concasseur, du prince SEMUGAZA (cfr. N°243). L’anéantissement des Abakotanyi amorça la déchéance des Ababanda, qui passeront progressivement au rang de milice très secondaire.

 

  1. VUNINGOMA légua sa fonction à son fils REMERA, sous KIGELI IV RWABUGILI, ce chef fut destitué autour de 1869 et son commandement passa à KAREGA, fils deKALIGATA, de la famille des Abaka. KAREGA tomba en disgrâce et fut placé en résidence forcée à Dahwe, dans le Buhanga-Ndara actuel (Préture d’Astrida). Sa fonction fut alors donnée à KAMAKA, de GASINDIKIRA, de la Famille des Abasuka. La section qui était concentrée dans la zone faisant face au Gikore (région de Kabale, dans l’actuel Kigezi de l’Uganda), fut en même temps séparée des Ababanda et donnée à GACINYA, fils de RWABIKA; fusionna avec les Abakwiye, milice que commandait ce dernier Chef (cfr. n°325 sq.).

 

  1. KAMAKA légua sa dignité à son fils RUFAGALI qui fut tué à Rucunshu en défendant la cause de YUHI VMUSINGA. Son successeur fut son frère SENYAGAHANGA, qui fut destitué sous le même YUHI V. Le commandement fut alors donné au nommé RUTAGIRAGAHU, fils de KANYAMUGENGE, celui-ci fils de NYAMPEKE lequel était frère de KAMAKA. RUTAGIRAGAHU était le représentant le pplus en vue de la Famille, lorsqu’eclatèrent les troubles de 1959.

 

Prestations : Aucune pour la Milice en tant que telle, vu qu’elle  était affectée au service guerrier permanent. En raison cependant d’un fief annexe : des peaux de loutres, dont on n’a pas pu déterminer le nombre.

Armée-Bovine correspondante : jusqu’au Chef REMERA Imitagoma (H.A.B.n° 32) ; après ce même fonctionnaire : aucune.

 

  1. Ababaga = les Egorgeurs.

 

  1. L’Armée-Sociale Ababaga n’obtint ce grade que sous MUTARA II RWOGERA, lors de l’érection de Kamonyi comme résidence-mémorial. C’était, une fois de plus, une section de l’Armée-Sociale Ababanda, composée de Bahutu et dont les effectifs prélevés étaient ceux de la province du Rukoma, autour de la nouvelle « capitale » élevée en l’honneur de YUHIII. On notera que cette mesure de prélèvement, à part le fait qu’elle concernait la province actuelle du Rukoma, ne visait que les Milices créées par ou sous YUHI III MAZIMPAKA. On voulait ainsi que son esprit fût d’autant plus satisfait, que sa Cour se composerait de Milices dont les Compagnies-ancêtres, de son temps, l’avaient servi en ce monde des vivants.
  2. Les Ababaga suivirent donc le sort des Ababanda, dans leur commandement, de NYARWAYA-KARURETWA à REMERA, auquel MUTARA II les enleva. Depuis ce règne, ils furent placés comme les Abatabaga, sous le commandement du Chef Administratif en fonction, qui gérait les affaires de la résidence de Kamonyi.

Prestations : un grenier de sorgho à la récolte de la graminée, plus l’entretien de la résidence de Kamonyi.

Armée-Bovine correspondante : avant MUTARA II, Imitagoma, (H.A.B. no 321 ; à partir de ce règne : aucune.

 

  1. Intaremba = les Constamment-Dispos ».

 

  1. L’Armée-Sociale Intaremba était la Garde de YUHI III. Étant donné que ce monarque avait appartenu à la Milice Imitali (n° 130), il confia le commandement des Intaremba au Chef des Imitali. A partir de ce règne, les deux Milices furent définitivement jumelées. La succession de ses Chefs s’opéra donc comme il a été indiqué à propos des Imitali (n° 130-132). .

 

Prestations : 100 peaux d’animaux de marais (loutres, situtunga), conjointement avec les Imitali.

Armée-Bovine correspondante : voir ce qui est dit au paragraphe des Imitali.

 

  1. Inkora-maraso = les Verseurs-du-sang.

 

  1. L’Armée-Sociale Inkora-maraso fut créée sous YHI III,très probablement par le prince MUKUNGU, à partir du noyau initialement formé par les serviteurs de sa mère. Le commandement de cette Milice fut de tout temps jumelé avec celui des Indara (n°144 sq.).

Prestations peaux d’animaux de marais et flèches dites (amanini, c’est-à-dire à pointes très larges. Armée-Bovine correspondante : aucune dans les traditions ; peut-être les Amarebe I de la milice Indara.